Année 2017

Journée nationale d'hommage aux "Morts pour la France" en Indochine

 
Journée nationale d'hommage aux "Morts pour la France" en Indochine

Jeudi 8 juin 2017
Jean-Luc Marx, préfet de Seine-et-Marne, a présidé la cérémonie officielle de la journée nationale d'hommage aux "Morts pour la France" en Indochine qui s'est déroulé au monument aux Morts, quai Foch à Melun.

Jean-Marc Giraud, sous-préfet de l'arrondissement de Fontainebleau a également présidé la cérémonie de la journée nationale d'hommage aux "Morts pour la France" en Indochine au monument aux morts de Fontainebleau.

Cette cérémonie a débuté par une allocution de M. le maire de Melun, président de la communauté d’agglomération Melun Val-de-Seine. Monsieur le préfet a ensuite lu le message de Mme Sylvie Goulard, ministre des Armées dont vous pourrez prendre connaissance ci-dessous.

Tour à tour, les représentants de l’association des combattants de l’union française, du comité d’entente des anciens combattants et victimes de guerre de Melun, de l’union nationale des combattants de Seine-et-Marne, de la mairie de Melun et du conseil départemental ont déposé une gerbe au monument aux morts. Monsieur le préfet a conclu en déposant la dernière gerbe au pied du monument.

L’assemblée a enfin écouté la sonnerie aux morts avant d’entonner l’hymne nationale.

Cérémonie à Fontainebleau

Cérémonie à Fontainebleau

Cérémonie à Fontainebleau

Discours de Sylvie Goulard, Ministre des Armées

"Seul le prononcé fait foi"
 
"Il y a 63 ans, les armes se taisaient en Indochine, mettant fin à un siècle d'épopée française en Extrême-Orient ainsi qu’à une guerre de huit ans commencée au lendemain de l’occupation japonaise.
Loin de leurs foyers, sur des terrains inhospitaliers, face à un adversaire insaisissable, sans cesse mieux armé et numériquement supérieur, les combattants du corps expéditionnaire français ont lutté inlassablement, avec une foi, une ardeur, un courage et un dévouement qui forcent l'admiration et imposent le respect.
Du milieu des rizières du Delta aux très nombreux postes isolés de la Haute Région, nos soldats ont livré quotidiennement des batailles anonymes, mais aussi des combats devenus légendaires comme ceux de la RC4, et bien d’autres dont les noms sont à jamais gravés dans nos mémoires. Enfin le 7 mai 1954, après cinquante-sept jours de résistance et de combats acharnés, les 15 000 défenseurs du camp retranché de Dien-Bien-Phu sont finalement submergés par les troupes vietnamiennes, bien supérieures en nombre, menées par le général Giap.
Leur sacrifice est immense. Leur tribut fut celui de la souffrance, du sang, et de la mort. De 1945 à 1954, près de 100 000 soldats de l'Union française tombent en Indochine. Plus de 76 000 sont blessés. 40 000 sont faits prisonniers dont 30 000 ne reviendront jamais.
L'éclat de leur bravoure, le panache de leur engagement, leur sens du devoir et du sacrifice suprême au seul service de la Nation ne rencontreront alors en métropole, que trop souvent, l'indifférence, parfois l’ingratitude.
Aujourd’hui, ne les oublions pas.
Qu’ils aient été parachutistes, légionnaires, tirailleurs, gendarmes, marins, aviateurs, médecins, infirmières, qu’ils aient été coloniaux ou métropolitains, tous sont « Morts pour la France », héros anonymes tombés au champ d’honneur, au détour d'une piste, dans la boue d'une rizière, dans un camp de prisonniers.
Que les combats de nos soldats en Indochine puissent rester gravés à jamais dans la mémoire du peuple français.
Dans un monde où la paix n'est jamais acquise, que le souvenir des exploits de nos combattants, la force de leur engagement pour la défense des valeurs universelles de Paix et de Liberté portées bien au-delà de nos frontières nous obligent et nous aident à rester debout, en citoyens libres, vigilants et déterminés.
Honneur aux combattants d'Indochine !"

 
 

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