Actualités 2017

Prise de parole des Sportives de Haut Niveau sur les freins rencontrés dans leur carrière, notamment en tant que femmes

 
 
Parole de sportives de haut niveau sur les freins rencontrés dans leur carrière en tant que femmes

Le mercredi 20 décembre 2017 s’est tenu, au Centre National des Sports de la Défense (CNSD) de Fontainebleau, un atelier dans le cadre du Tour de France de l’égalité organisé par le Secrétariat d’État chargé de l’Égalité entre les Femmes et les Hommes

Cet atelier s’intitule « Prise de parole des sportives de haut niveau (SHN) sur les freins rencontrés dans leur carrière, notamment en tant que femmes ».
Il a permis de recueillir la parole de femmes qui ont rarement l’occasion de pouvoir s’exprimer sur ces questions et donc de mettre en lumière l’ensemble des problématiques auxquelles elles doivent faire face. La présence de deux sportives handisport a permis de soulever des problématiques supplémentaires.

Les sportives présentes :

  • Audrey Ciofani, lanceuse de marteau, Championne d’Europe Junior 2015
  • Audrey Tcheumeo, judokate, double médaillée olympique 2012/2016
  • Cindy Moreau, para-kayakiste, médaillée de bronze aux Jeux Olympiques de Rio 2016
  • Sophia Fehri, handballeuse professionnelle
  • Floriane Liborio, taekwondoïste, multiple médaillée européenne et mondiale
  • Anaïs Robert, volleyeuse, vice-championne de France 2017
  • Carolle Zahi, athlète, participation aux JOJournal officiel Rio 2016 et championnats du Monde 2017
  • Elise Marc, para-triathlète, championne du Monde 2017

Les membres de la Direction départementale de la cohésion sociale (DDCS) de Seine-et-Marne et de la Délégation aux droits des femmes et à l’égalité présents : Paul Vitani, Nadia Araujo, Roger Chassat, Aude Redolfi, Emma Oudiou.

Avec l’aide des deux animatrices, c’est un échange de plus de 2h a eu lieu autour de grands thèmes. Le constat principal tiré de cette prise de parole est la difficulté, pour les femmes, de mener une carrière de haut niveau, ainsi que les différences qui existent entre la situation des sportifs de haut niveau et celle des sportives de haut niveau. Une fois que les problématiques ont été soulevées, un travail de réflexion a été mené pour trouver des solutions.

  • Mener le double projet universitaire ou professionnel et sportif est extrêmement compliqué. Des aménagements d’emploi du temps, des aides financières et le développement de Conventions d’Insertion Professionnelle (CIP) ont été demandés.
  • La médiatisation qui est faite du sport féminin nuit à leurs pratiquantes. La grande majorité des évènements sportifs relayés en France concerne le sport alors même que lors des Jeux Olympiques, les épreuves féminines connaissent les mêmes audiences que les épreuves masculines… Il a été proposé qu’une action soit menée, notamment auprès des chaines de télévision publiques, pour inciter à l’égale médiatisation des épreuves féminines, handisports et masculines.
  • Les sportives sont très souvent, et beaucoup plus fréquemment que les hommes, ramenées  des questions d’esthétisme. C’est pourquoi il a été proposé d’encourager, à travers des campagnes nationales, à une considération de la sportives en tant que sportive et de non en tant qu’objet esthétique.
  • proposer des financements auprès des clubs pour des gardes d’enfants par exemple afin que les femmes puissent s’investir dans des fonctions dirigeantes.
  • assurer l’inscription sur listes ministérielles non plus à 1 an mais à 2 ans après la performance ayant mené à cette inscription afin d’assurer aux sportives un maintien dans le système fédéral et ministériel même après une grossesse.