Actualité du préfet

L'appel du 18 juin 1940

 
 
L'appel du 18 juin 1940

Il y a 80 ans jour pour jour le général de Gaulle allumait ce flambeau de la résistance dont la flamme allait grandir sans jamais s’éteindre.
Le Préfet de Seine-et-Marne et le corps préfectoral ont présidé les cérémonies commémoratives.

18 juin1940

Thierry Coudert, Préfet de Seine-et-Marne a présidé la cérémonie commémorative à Melun. Le secrétaire général Cyrille Le Vély a rendu hommage au commandant Kieffer qui durant la Seconde Guerre mondiale, a créé et commandé le 1er bataillon de Fusiliers Marins Commandos, connus a posteriori sous le nom des Commandos Kieffer, qui ont combattu lors du débarquement de Normandie et au groupe de chasse «Normandie-Niémen», des Forces françaises libres, créé en 1942 et engagé en Union soviétique sur le front de l'Est.
La sous-préfète Laura Reynaud a présidé la cérémonie commémorative à Provins et Jean-Marc Giraud, sous-préfet de Fontainebleau, a présidé les cérémonies du 80 ème anniversaire de l'appel du 18 juin à Fontainebleau et à Nemours.
En cette année dédiée au général de Gaulle, souvenons-nous de la force de son message.

Message de Madame Geneviève Darrieussecq, Secrétaire d’Etat auprès de la Ministre des armées

Les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête des armées françaises, ont formé un gouvernement. Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos armées, s'est mis en rapport avec l'ennemi pour cesser le combat.

Certes, nous avons été, nous sommes submergés par la force mécanique, terrestre et aérienne de l'ennemi.

Infiniment plus que leur nombre, ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui nous font reculer. Ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui ont surpris nos chefs au point de les amener là où ils en sont aujourd’hui.

Mais le dernier mot est-il dit ? L'espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non !

Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n’est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire.

Car la France n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle a un vaste Empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec l'Empire britannique qui tient la mer et continue la lutte. Elle peut, comme l'Angleterre, utiliser sans limites l'immense industrie des Etats-Unis.

Cette guerre n'est pas limitée au territoire de notre malheureux pays. Cette guerre n'est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances n'empêchent pas qu'il y a, dans l'univers, tous les moyens pour écraser un jour nos ennemis. Foudroyés aujourd'hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l'avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là.

Moi, général de Gaulle, actuellement à Londres, j'invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j'invite les ingénieurs et les ouvriers spécialisés des industries d'armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, à se mettre en rapport avec moi.

Quoi qu'il arrive, la Flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas.

Demain, comme aujourd'hui, je parlerai à la radio de Londres. »

 
 

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