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Remise de l’Ordre National du Mérite à deux agents de l’État

 
 
Remise de l’Ordre National du Mérite à deux agents de l’État

La préfète de Seine-et-Marne a remis l’ONM à Guillaume Bailly et Alain Bléton, deux fonctionnaires engagés dans le service public. C’est avec un grand plaisir que Béatrice Abollivier a accueilli ses deux collaborateurs dans les salons de l’hôtel préfectoral pour leur remettre l’insigne de chevalier de l’Ordre National du Mérite. Ces deux promotions récompensent le dévouement reconnu de deux fonctionnaires fermement engagés dans le service public et qui ne cessent de démontrer leurs qualités dans leurs missions quotidiennes.

Guillaume Bailly, directeur de l'unité départementale de la direction régionale et interdépartementale de l’Environnement et de l’énergie (UD-DRIEE)

Après un diplôme à l’école des Mines d’Alès (30), Guillaume Bailly a débuté sa carrière à la direction régionale de l’Industrie de la recherche et de l’environnement d’Alsace, en tant que chargé de la première subdivision « contrôles techniques » au Groupe « général » store du Bas-Rhin. Puis, dès 1998, il a occupé différents postes au sein du ministère de l’Ecologie et du développement durable, et plus précisément au bureau de l’Air, au service de l’environnement industriel.

En 2002, il rejoint la direction régionale de l'Industrie, de la Recherche et de l'Environnement (DRIRE) d’Ile-de-France en tant que responsable de la subdivision spécialisée « environnement-risques industriels » de Seine-et-Marne, regroupant 19 établissements classés SEVESO. De 2007 à 2011, il est adjoint au chef du bureau des substances et préparations chimiques du suivi des procédures de mise en place sur le marché de produits biocides.

Enfin, ayant démontré son aptitude à gérer des équipes, il est nommé en novembre 2012 chef de l’unité territoriale de Seine-et-Marne de la DRIEE Ile-de-France, son poste actuel.

C’est à cette fonction qu'il s'est particulièrement illustré : il faut souligner en particulier son grand sens des relations humaines et du management de se équipes, y compris dans les contextes de fortes tensions liés à la survenue de crises à caractère technologique ou météorologique. C’est notamment le cas lors des inondations de 2016 et de 2018.

Lors de ces épisodes de catastrophe, qui ont marqué durablement la mémoire du département, Guillaume Bailly a su démonter la force de son engagement et son professionnalisme dans la gestion de crises. A ce titre, son expertise est reconnue tant par les entreprises que par les organismes environnementaux. Au-delà des crises, la médaille qu’il a reçu vient également couronner l’investissement d’un homme qui se veut sans cesse facilitateur.

C’est cet ensemble d’actions et ses qualités professionnelles que l’Ordre National du Mérite vient récompenser.

   
Alain Bléton, directeur départemental de la Cohésion sociale (DDCS)

Le parcours d’Alain Bléton est extrêmement dense et varié. Il est nommé en 1980, chef du bureau adjoint des collectivités locales de la préfecture de l’Allier (03) où il entame un parcours qui sera marqué par la mise en place des réformes et des nouveaux dispositifs de l’administration. La première qui se présente à lui est celle de la nouvelle politique fiscale départementale, dans le cadre de la réforme du vote des taux d’imposition afférents aux quatre taxes directes locales, régies par la loi du 10 janvier 1980.

La maîtrise dont il fait preuve, dans le contexte sensible de la réorganisation suscitée par la première loi de décentralisation, le conduit à être mis à disposition du Conseil général de l’Allier en 1983, où on le charge de la gestion du personnel départemental. Il contribue à la création d’un outil opérationnel permettant aux élus d’organiser leurs personnels en adéquation avec les compétences transférées et permettant la mise en œuvre des ordonnances sociales de 1982 en faveur des agents publics des collectivités locales.

Riche de cette expérience, il retourne dans son département d’origine, la Drôme (26), en tant que secrétaire en chef de la sous-préfecture de Die. Toujours très impliqué dans la gestion des personnels qui lui sont confiés, il se familiarise en parallèle aux différentes missions de la sous-préfecture et aux spécificités d’un arrondissement enclavé, fortement touché par des difficultés économiques et notamment agricoles. En août 1987, il rejoint la préfecture de la Drôme en tant que chef du bureau de l’organisation administrative, afin de la moderniser. Puis en 1991, c’est comme chef du service des élections, de la réglementation et de l’administration générale qu’il officie.

Il devient chef du bureau des ressources humaines en 1992, dans le contexte de la réforme du temps de travail des personnels, puis de l’introduction de la globalisation budgétaire issue de la loi organique relative aux lois de finances (LOLFLoi organique relative aux lois de finances). Entre 2004 et 2009, il exerce encore sur plusieurs postes, en qualité chef du bureau des moyens et de la logistique et au sein du secrétariat général pour l’animation des politiques interministérielles. Durant ces années, il s’occupe de la déclinaison locale de nombreux plans nationaux comme les contrats urbains de cohésion sociale, le programme de réussite éducative et le droit au logement opposable. Des thématiques qui le conduisent naturellement vers les fonctions de directeur départemental de la cohésion sociale (DDCS).

En 2010, avec la mise en place de la réforme de l'administration territoriale de l'État (RéATE), il est nommé préfigurateur puis DDCS de la Drôme. En 2014,il prend les fonctions de DDCS du Puy-de-Dôme (63). A ce poste pilote un vaste panel de dispositifs à caractère social, et notamment le renforcement du dispositif afférent aux demandeurs d’asile. On lui doit la création de plusieurs structures locales d’hébergement, tant généralistes que réservées aux demandeurs d’asiles.

La question de l’hébergement, dans le cadre de la problématique migratoire demeure l’une des missions les plus sensibles qu’il exerce depuis sa nomination en 2018 en tant que DDCS de Seine-et-Marne. Son expertise couvre l’ensemble du champ social. Il a été dans le Puy-de-Dôme l’initiateur de la mise en lumière de la pratique sportive, en termes de vecteur d’intégration social, dans les quartiers de la politique de la ville. Il a également contribué au développement du service civique, en lien avec le haut commissaire à l’engagement civique, et qui reste au cœur de son action en Seine-et-Marne.

C’est donc pour un parcours aussi riche que méritant, au service de l’administration, de ses agents, et de tous ceux qui, dans la République, ont besoin d’une main tendue, que lui a été remis l’insigne de chevalier de l’Ordre National du Mérite.

   
   

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