Informations sur les chenilles processionnaires

 
 

Depuis quelques années, un nombre important de cas de pullulations de chenilles processionnaires du chêne ou du pin a été recensé dans le département. Ces chenilles n’entraînent pas de problème sylvicole.

Les effets sanitaires des chenilles processionnaires sont connus, ils sont liés à la présence dans les poils de l’insecte d’une protéine urticante. L’exposition aux poils de chenilles intervient lors de la manipulation des nids mais aussi dans les zones situées à proximité des arbres infestés, les poils, très légers, étant emportés par le vent.
Quatre types d’atteinte sont recensés : cutanée (irritation, prurit), oculaire (pouvant provoquer une conjonctivite), respiratoire et allergique. La survenue de réactions allergiques, rare mais grave, est susceptible de se produire notamment en cas de manipulation des nids.

La mise en œuvre de traitements se justifie pour des motifs sanitaires dans les zones fréquentées par la population. Une attention particulière doit être apportée aux lieux sensibles : cours d’école, environnement des centres de loisirs, parcs publics, parc des établissement sociaux et des établissements de santé, zones de promenade largement fréquentées. Une attention particulière doit être également portée à la situation des campings en raison des risques d’exposition des usagers et des difficultés parfois rencontrées pour se soustraire aux soies de chenilles.
Les traitements, pour garantir leur efficacité, doivent être effectués de façon suffisamment précoce, à certains stades larvaires, en tout état de cause avant que les soies de chenilles ne deviennent urticantes, c’est-à-dire à la fin de l’été pour la chenille processionnaire du pin, et en début de printemps pour la chenille processionnaire du chêne. Ils doivent faire appel à des produits homologués. Passé le stade larvaire, le traitement se fait par enlèvement des nids, principalement en hiver pour la chenille processionnaire du pin, et l’été, quand le nid n’est pas trop diffus, pour la chenille processionnaire du chêne.
S’agissant des traitements, leur prise en charge financière relève de la collectivité ou des particuliers qui souhaitent en bénéficier.

Dans le cadre de la lutte collective, le recensement des besoins des particuliers doit être centralisé par le soin des maires, en lien avec la FREDON (Fédération Régionale de Défense contre les Organismes Nuisibles (FREDON) – tél : 01-56-30-00-24) et l’Agence régionale de santé (A.R.S.) est en charge de l’expertise technique sanitaire.

Hors contexte de lutte collective, les particuliers peuvent faire appel à d’autres opérateurs, dont la liste figure dans l’annuaire des professionnels (entreprises de travaux forestiers, d’entretien des espaces verts, élagueurs, paysagistes...).
Le personnel intervenant sur les nids doit être muni de gants, masques et lunette de protection.

Pour plus d’informations sur :

Des mesures réglementaires spécifiques en Seine-et-Marne

Suite à une table ronde organisée les 12 et 19 mars 2012 en préfecture de Seine-et-Marne, le préfet de Seine-et-Marne a pris un arrêté (  > AP12PCAD31 (format pdf - 230.8 ko) du 26 mars 2012) portant obligation d’élaborer et de mettre en œuvre un plan de gestion aux fins de régulation des populations de chenilles processionnaires du chêne et du pin, sur 81 communes du département.
Consulter la note information_chenilles processionnaires  (format pdf - 692.8 ko).

Les mesures mises en œuvre devront privilégier les méthodes de brûlage, cerclage, piégeage, mise en place nichoirs à mésanges, etc. Le recours à des traitements ne pourra être réservé qu’aux situations les plus critiques. Par ailleurs, l’arrêté ministériel du 31 mai 2011 interdit les épandages par voie aérienne, sans dérogation possible en raison de l’absence d’agrément spécifique pour ce type de produits.