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Assises territoriales de l’islam de France

 
 
Assises territoriales de l’islam de France

Ce samedi 14 décembre 2019, Béatrice Abollivier, préfète de Seine-et-Marne, a réuni les assises territoriales de l’islam de France. Plus d’une soixantaine de représentants du culte musulman, présidents de mosquées, bénévoles, imam et personnes issues de la société civile, ont été invités à échanger en préfecture.

Les participants ont échangé au sein d’ateliers co-animés sur 3 thèmes principaux

 

  • La formation séculière des cadres associatifs et religieux, animé par Philippe Gaudin, directeur de l’Institut européen en sciences des religions et Abdelaziz Abderrhamane, président de la mosquée de Moissy-Cramayel ;
  • Le dialogue entre l’État et le culte, animé par Pascal Courtade, directeur de cabinet de la préfète, et M. Ouahid Abassi, vice-président de la mosquée Bilal de Meaux ;
  • La place des musulmans dans la Cité, animé par Guy Geoffroy, président de l'Union des maires de Seine-et-Marne et maire de Combs-la-Ville et Yourham Baddi, président de la mosquée de Mitry-Mory.

Plusieurs idées et propositions d’actions ont émergé

Ainsi, un programme de formation à destination des cadres religieux et associatifs a été acté sur les problématiques auxquelles les associations sont confrontées : formation sur la médiation, approfondissement de la question de la radicalisation, ou encore approfondissement du français et des connaissances sur le contexte culturel et social de la France à destination des ministres du culte.

Les cadres associatifs ont également convenu d’une charte des valeurs des mosquées de Seine-et-Marne, un projet de création d’un conseil des imams, et d’autres actions qui serviront de boussole au dialogue entre l’Etat et le culte pour l’année à venir, dans le strict respect du principe de laïcité.

Laïcité, la neutralité au service de la liberté de croyance

Cette demi-journée fut également l’occasion pour la préfète de rappeler que ces instants font la substance de la laïcité à la française, qui est la neutralité de l’État vis-à-vis du fait religieux, et non pas son indifférence ou son opposition. Pour garantir la liberté de croire ou de ne pas croire, le dialogue permanent de l’État avec les cultes est nécessaire pour que chacun ait sa place à la table de la République.