Actualité du préfet

8 mars : création du premier « Prix des 1 000 Possibles »

 
 
8 mars : création du premier « Prix des 1 000 Possibles »

À l’occasion du 8-Mars, Journée internationale des droits des femmes, Élisabeth Moreno, ministre déléguée auprès du Premier ministre chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, de la Diversité et de l’Égalité des chances, a lancé l’opération « 1 000 Possibles » : des lettres écrites par des femmes françaises inspirantes aux 1 000 petites filles qui naissent ce 8 mars 2021 ainsi que la première remise de prix à 18 associations qui valorisent des initiatives citoyennes en faveur de l'égalité ainsi qu’à 18 femmes françaises, héroïnes du quotidien et véritables rôles modèle pour la nouvelle génération. Parmi ces femmes mises à l'honneur, Allaouya Ahamada et son association Les Artisanes représentaient la région Île-de-France.

Campagne Lettre à 1000 petites filles

Comme chaque jour en France, environ 1 000 petites filles naitront ce 8 mars 2021, Journée internationale des Droits des Femmes. À cette occasion, le ministère chargé de l’Égalité entre les femmes et les hommes, de la Diversité et de l’Égalité des chances a souhaité inspirer ces 1 000 petites filles à l’aube de leur vie en leur donnant à voir tous les possibles qui s’offrent à elles. Pour ce faire, plus de 70 femmes françaises inspirantes d’aujourd’hui ont été invitées à leur écrire une lettre.

Si chacune de ces lettres a vocation à passer le relais de l’Égalité restant à conquérir aux petites filles, elle délivre également un message universel d’espoir : rien ne sera impossible pour vous qui serez les femmes de demain. Pour inspirer toutes les Françaises, le ministère chargé de l’Égalité entre les femmes et les hommes, de la Diversité et de l’Égalité des chances remet symboliquement ces lettres en ligne sur www.egalite-femmes-hommes.gouv.fr/1000possibles/ .

Cette opération s’adresse à toutes les femmes qui veulent transmettre un message intergénérationnel. Les batailles d’hier et les combats d’aujourd’hui en faveur des droits des femmes constituent de réelles sources d’inspiration pour demain. L’actualité nous rappelle que la vigilance ne doit jamais retomber en matière d’égalité entre les femmes et les hommes.

Inspirer les 1 000 petites filles qui naîtront le 8 mars 2021 et donner confiance à toutes les femmes tel est l’objectif de la campagne des #1000Possibles.


Prix des « 1 000 Possibles » | FEMMES LAUREATES des Médailles de l’égalité

Le 8-Mars, le ministère délégué auprès du Premier ministre chargé de l’Égalité entre les femmes et les hommes, de la Diversité et de l’Égalité des chances honorera dix-huit femmes qui, dans chacune de nos régions, s’illustrent au quotidien par leurs engagements.

Isabelle VAUGLIN | Auvergne-Rhône-Alpes :

Astrophysicienne au Centre de Recherche Astrophysique de Lyon (CRNS), Isabelle Vauglin travaille actuellement sur un projet de télescope hors-axe pour étudier le milieu interstellaire et les populations stellaires dans les galaxies. Ancienne membre du réseau européen ARENA (réseau européen d’astronomie), elle participe à des activités de diffusion des sciences en particulier au sein des milieux scolaires. Depuis 2017, avec le soutien de l’ENS-Lyon, elle organise chaque 8-Mars une journée de rencontre entre des lycéennes et des femmes scientifiques, afin de promouvoir la mixité et la place des femmes au sein des métiers scientifiques, et, ce faisant, lutter contre les idées reçues et les stéréotypes de genre dans les sciences.

Carine MONTRESOR | Bourgogne-Franche-Comté :

Engagée au sein de l’Éducation nationale pour venir en aide aux élèves en difficultés, Carine Montresor est professeure de management à l’université de Bourgogne, mais également fondatrice et présidente de l’association « JUMPS » qui œuvre pour rendre accessible le sport à haut niveau pour toutes et tous. Depuis 1993, elle est responsable de la mission « décrochage scolaire » au lycée Hippolyte-Fontaine à Dijon où elle accompagne des élèves en situation de phobie scolaire en les plaçant au sein de programmes spécialement conçus pour leur redonner goût à l’apprentissage. Très investie auprès de la jeunesse, elle a cœur d’aider particulièrement les jeunes filles à acquérir de la confiance en soi afin de porter leurs ambitions et leurs projets au plus haut. En 2020, le colloque JUMPS 2020 organisé par son association portait sur le sexisme dans le sport.

Melissa PLAZA | Bretagne :

Melissa Plaza a toujours rêvé de devenir footballeuse professionnelle. S’entraînant depuis son enfance, elle intègre la Division 1 (D1) à 15 ans, puis quatre ans plus tard, l’équipe de France des moins de vingt ans où elle participera à sa première Coupe du monde. Demi-finaliste du Mondial FIFA 20 en 2008, elle intègre deux des plus grands clubs français de football féminin : Montpellier Hérault Sport Club et l’Olympique lyonnais. En parallèle de ses activités professionnelles, elle entreprend une thèse sur les « stéréotypes sexués explicites et implicites en milieu sportif », lui permettant d’obtenir en 2016 le titre de docteure en psychologie du sport. Aujourd’hui, elle s’engage pour faire évoluer les mentalités en intervenant auprès d’une multitude de publics (professionnels, scolaire, etc.) dans l’optique de déconstruire les idées reçues sur les femmes dans le milieu sportif professionnel.

Nienke KOUMANS | Centre-Val-de-Loire :

Agricultrice et co-gérante d’une exploitation laitière en Indre, Nienke Koumans fabrique depuis 2011 des crèmes glacées maison à base du lait entier produit par les vaches de son élevage. Ces desserts connaissant un fort engouement auprès de la population locale, elle étend son réseau de distribution à cinq autres départements. Lors de sa participation en 2018 à la journée internationale des femmes rurales à Bruxelles, Nienke Koumans termine parmi les cinq finalistes du 5ème Prix de l’innovation pour les agricultrices. C’est notamment grâce à ce projet innovant de fabrication de crèmes glacées mettant en valeur les aspects socio-économiques de l’entreprise agricole qu’elle a su se distinguer auprès du jury de ce Prix.

Louise NICOLAÏ | Corse :

Personnalité reconnue pour la mise en place de regroupement des artisans et des artisanes lors de foires agricoles, Louise Nicolaï s’est illustrée de manière significative à plusieurs niveaux d’engagements. En 2005, elle devient vice-présidente de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat (CMA) de Haute-Corse, et y valorise la place des femmes dans l’artisanat. En 2017, elle est nommée présidente régionale de l’Union des Entreprises (U2P). Depuis 2018, elle est présidente du conseil d’administration de la Caisse d’Allocation Familiale de Haute- Corse. En partenariat avec les élues de la CMA ainsi que de l’U2P, elle contribue à créer l’association « Donne Artigiane di Corsica » qui met en avant l’artisanat au féminin, tout en valorisant le renouveau des techniques traditionnelles corses.

Vanessa RICOUL | Grand-Est :

Agrégée en Lettres Modernes et Classiques, Vanessa Ricoul entame sa carrière dans l’enseignement au sein de plusieurs établissements des Ardennes entre 2002 et 2019 en tant que professeure de français et de latin. Elle coordonne notamment des dispositifs d’aide et de soutien aux élèves en grandes difficultés, aux élèves présentant des troubles des fonctions cognitives ainsi qu’aux élèves en situation de décrochage scolaire. Elle s’investit en parallèle en tant que sapeure-pompière volontaire entre 2013 et 2020, puis devient adjointe au référent départemental à la promotion du volontariat sapeurs-pompiers pour le Service Départemental d’Incendie et de Secours (SDIS) 08. En juillet 2019, elle est nommée capitaine de Sapeurs- Pompiers Professionnels SDIS 51, et prend le poste d’adjointe au chef de centre du CSP Chalons-en-Champagne depuis le 1er janvier 2021.

Annick SOLVAR | Guadeloupe :

Proviseure du Lycée Carnot, Annick SOLVAR est responsable de la structure de Retour à l’Ecole (SRE) du Microlycée de Providence Abymes, dont l’objectif est de permettre à des jeunes déscolarisés entre 16 et 25 ans de retrouver l’appétence pour l’école et de préparer un Baccalauréat. En 2001, elle contribue à créer le Club Soroptimist la Flèche Nord Est Grande Terre. Au sein de cette structure, elle se hisse en tant que véritable « voix » de l’Outre-mer. Investie et engagée dans la transmission des savoirs auprès de femmes entrepreneures, Annick Solvar est également présidente de l’incubateur « Les premières de Guadeloupe » qui accompagne les femmes et les équipes mixtes dans la création d’entreprise. Plus largement, son combat quotidien vise à transmettre aux jeunes filles et garçons sortis du système scolaire la volonté de réussir.

Cécile KOUYOURI – Guyane :

Née dans un petit village situé sur le territoire de la commune d'Iracoubo, Cécile Kouyouri a dû quitter sa famille pour poursuivre sa scolarité. Formée en France métropolitaine au métier de couturière, elle retourne dans son village natal pour y créer son atelier de couture. Après treize années sans chef, le village décide de mettre en place un groupe de travail afin de renouer avec la tradition de désignation des chefs coutumiers, position jusqu’alors attribuée exclusivement aux hommes. Souhaitant promouvoir son héritage, le 7 juillet 1997, à l’issue de la cérémonie d'investiture organisée par la Fédération des organisations autochtones de Guyane, Cécile Kouyouri devient la première cheffe coutumière de Guyane, faisant d’elle un véritable rôle modèle et ouvrant la voie à d’autres femmes.

Lauranne BUREAU | Hauts-de-France :

Ancienne commandante de l’armée de terre déployée à trois reprises en opérations extérieures au Tchad, au Kosovo et au Liban, Lauranne Bureau est aujourd’hui référente mixité-égalité dans la région Hauts-de-France. Engagée pour la mixité au sein des armées, elle est également membre active de l’association « Avec les femmes de la défense (AF1D2) ». Premier réseau féminin du ministère des Armées, cette initiative a été conçue pour faire progresser l’intégration, la visibilité des femmes au sein du secteur des armées et, plus largement, du secteur de la défense. Depuis février 2020, Lauranne Bureau est formée pour devenir « Gender advisor » au sein des états-majors qui planifient et conduisent les opérations militaires.

Allaouya AHAMADA | Île-de-France :

Allaouya Ahamada a débuté sa formation par un certificat d’aptitude professionnel (CAP) ébéniste puis a poursuivi ses études à travers un baccalauréat professionnel technicienne en bâtiment. Débutant en tant qu’assistante architecte puis menuisière avec une spécialité axée sur les monuments historiques, elle a d’abord exercé comme chargée d'étude puis comme consultante en monuments historiques. En parallèle de son activité professionnelle, elle codirige « Les Artisanes », une association de réinsertion pour les femmes ayant des difficultés sociales et ayant été victimes de violences. Pour ce faire, elle propose des ateliers solidaires (restauration de meubles, réparation, rénovation de son intérieur à moindre coût), permettant aux femmes de s'initier à des métiers considérés comme « masculins », tout en favorisant leur réinsertion professionnelle.

Lire ici l'article consacré à Allaouya Ahamada et son association Les Artisanes

Carole LEDOYEN | La Réunion :

Carole Ledoyen est originaire de Sainte-Suzanne, une ville de l'Est de l'île de la Réunion où elle y réside encore aujourd’hui. Très tôt après avoir quitté l'école, elle débute sa carrière en tant qu'employée au rayon produits frais avant de gravir les échelons. Elle est désormais à la tête de quatre grands centres commerciaux de l’île. Exposée dans son enfance aux violences conjugales, Carole Ledoyen s’investit dans la lutte contre les violences faites aux femmes. En 2020, elle se lance dans un partenariat avec la Direction régionale aux droits des Femmes et à l’égalité de la Réunion pour mettre en place le premier point d'accueil pour les femmes victimes de violences de ce territoire ultramarin. L’entreprise dont elle est à la tête a par ailleurs participé financièrement à l'aménagement de cet espace.

Daniely FRANCISQUE | Martinique :

Daniely Francisque est une comédienne française, ayant participé depuis le début de sa carrière à une cinquantaine de productions, exposant ainsi ses qualités de danseuse, actrice, chanteuse sur les planches comme à l’écran. En 2017, elle décroche le trophée de la meilleure actrice du Festival international du film indépendant SMR 13, puis en 2018, le trophée de la meilleure actrice à l’International Alternative Film Festival de Toronto. Aujourd’hui, elle joue dans la pièce Moi, fardeau inhérent produite par la Compagnie Track, abordant la question des violences faites aux femmes. Créée en 2019, cette pièce a été jouée une vingtaine de fois : au festival off d’Avignon, en Suisse, en Guyane et en Martinique.

Aminat HARITI | Mayotte :

Journaliste TV, entrepreneure, coache professionnelle, suppléante d'un sénateur et première femme cheffe d'un parti politique à Mayotte, Aminat Hariti, âgée de 38 ans, est une femme engagée en faveur de l'insertion des jeunes.

Elle a produit l'émission de télévision « un jour dans la peau d'une pro » retraçant l'immersion d'une jeune dans l'entreprise de son choix pendant une journée en vue de découvrir un métier. Par ailleurs, elle a réalisé un site Internet "aucarrefourdespros.com" sur l'insertion des jeunes à Mayotte. Elle a créé et organisé le concours de slam local, qui a donné lieu à la participation d'une équipe mahoraise au Grand slam national en 2012.

Zoé ROCLIN | Normandie :

Diplômée de l’Institut de Santé Publique, d’Épidémiologie et de Développement (ISPED) de Bordeaux, Zoé Roclin s’installe en Normandie en 2013 pour créer et coordonner le réseau local de promotion de la santé sur le territoire de Dieppe. Accompagnée de ses équipes, elle conçoit de nombreux dispositifs d’accès à la santé : un centre gratuit d’information, de dépistage et de diagnostic des infections par les virus de l’immunodéficience humaine, ou encore un accueil de jour. Par le biais de ses activités professionnelles, elle souhaite avant tout « faire venir » les services à une population dieppoise peu mobile et pour laquelle les services départementaux situés dans la métropole rouennaise sont parfois inaccessibles. En parallèle de son travail, elle s’est engagée depuis 2016 dans le secteur associatif au sein de deux librairies, afin de venir en aide aux plus précaires et rendre la culture accessible à toutes et tous.

Marie-Hélène CAZAUBON | Nouvelle-Aquitaine :

Marie-Hélène Cazaubon est une agricultrice qui gère conjointement avec son mari, depuis près de trente ans, une exploitation de 70 hectares de polyculture, ainsi qu’un atelier de 26 000 canards d’élevage. Membre de la Chambre d’agriculture des Landes depuis 2013, elle en élue présidente le 11 décembre 2020, devenant ainsi la première femme présidente d’une chambre consulaire sur ce territoire. Marie-Hélène s’est investie plus particulièrement dans les domaines de la formation, de l’élevage ainsi que de l’agritourisme. Également vice-présidente de la Fédération Nationale des Syndicats d’Exploitants Agricoles (FDSEA), elle s’est engagée depuis plusieurs années dans le syndicalisme notamment pour défendre le statut et la place des agricultrices dans ce milieu à dominante masculine.

Juliette FOL JUGUERA | Occitanie :

Diplômée sage-femme en 1982, Juliette Fol Juguera est cadre de santé sage-femme à l'Hôpital de Montauban. Elle s’est illustrée notamment dans ses actions permettant aux sages- femmes, qui ont fait le choix d’exercer en milieu hospitalier, d’y poursuivre une carrière leur donnant l’opportunité de valoriser l’ensemble de leurs compétences. Passionnée par son métier, elle est une fervente défenseure de l’accès aux droits à la santé sexuelle et reproductive. En 2017, compte tenu de l’indisponibilité du médecin chef de la maternité, elle obtient de la direction de l’hôpital l’autorisation d’assurer la formation de sages-femmes en orthogénie pour prendre en charge les IVG par voie médicamenteuse. Véritable « veilleuse de l’ombre », Juliette Fol Juguera s’illustre parmi les quelque 40 000 sages-femmes exerçant dans notre pays.

Alexandra JOURDE | Pays-de-la-Loire :

Originaire de Lorraine, Alexandra Jourde a fait ses études à l’université de Metz, pour finalement s’installer en Sarthe et occuper le poste de directrice adjointe du Centre de Formation d’Apprentis du Bâtiment dont elle est devenue directrice en 2011. Citoyenne engagée pour le secteur du bâtiment, elle s’est illustrée sur son territoire en devenant présidente de la jeune chambre économique du Mans, puis en s’engageant dans le centre des jeunes dirigeants (CJD), développant ainsi son réseau et valorisant en particulier la place des femmes dans un secteur traditionnellement masculin. Alexandra Jourde participe ainsi activement à y promouvoir la place des femmes, notamment des plus jeunes.

Debora WALDMAN | Provence-Alpes-Côte d’Azur :

Née au Brésil, Debora Waldman a grandi en Israël puis en Argentine. Dès l’âge de 17 ans, elle décide de s’orienter vers la direction d’orchestre. Elle se rend alors à Paris dans l’optique de se perfectionner au Conservatoire National Supérieur de Musique. En 2008, L’Adami la nomme « Talent Chef d’Orchestre ». En 2011, elle reçoit une distinction par la fondation Simone et Cino del Duca sous l’égide de l’Académie de Beaux-Arts. Fervente défenseure de la place des femmes cheffes d’orchestre dans les opéras, Debora Waldman est nommée, en septembre 2020, directrice musicale et cheffe permanente à l’Orchestre national Avignon- Provence. Grâce à cette nomination, elle est devenu la première femme à la tête d’un orchestre régional.


Prix des « 1 000 Possibles » | ASSOCIATIONS LAUREATES des Médailles de l’égalité

Le 8-Mars, le ministère délégué auprès du Premier ministre chargé de l’Égalité entre les femmes et les hommes, de la Diversité et de l’Égalité des chances distingue dix-huit associations qui, dans chacune de nos régions, s’engagent en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes.

Objectif pour l’emploi – Ell’oweb | Auvergne-Rhône-Alpes :

Porté par l’association Objectif pour l’emploi (OPE), le projet « Ell’oweb » vise à sensibiliser et initier, via la pratique d’ateliers en milieu scolaire, des lycéennes aux métiers du numérique afin d’élargir les choix d’orientation et favoriser la mixité professionnelle dans ce secteur. Au sein de ces ateliers menés par des professionnelles du secteur numérique, les jeunes femmes sont amenées à réfléchir sur les stéréotypes et les représentations de genre associés aux métiers du numérique. Implanté historiquement à Lyon sous forme d’atelier hebdomadaire, le format de ces interventions a été repensé pour le rendre plus facilement duplicable à l'échelle régionale. En 2021, le programme a pour vocation de s’étendre sur l’ensemble du territoire national.

ThereSheGoes – Entreprenariat au féminin | Bourgogne-France-Comté :

ThereSheGoes est une plateforme en ligne permettant de rassembler les réseaux professionnels féminins afin de renforcer leur potentiel. En facilitant la collaboration entre les professionnels de la région, la plateforme aspire à rompre l’isolement des femmes entrepreneures, tout en promouvant l’insertion économique des femmes dans un contexte où elles sont et seront fragilisées par la crise que nous traversons. Créée et développée par Claire Passy, l’application ambitionne de fédérer tous les réseaux féminins de la région en commençant par ceux de l’écosystème de l’entrepreneuriat au féminin. Ce projet s’intègre dans le futur Plan d’Action Régional pour l’Entreprenariat au Féminin qui est en cours d’élaboration avec les partenaires locaux et devrait voir le jour au cours de l’année 2021.

Association Précarité Menstru'elles – Sensibilisation à la précarité menstruelle | Bretagne :

L’association Précarité Menstru’elles a été créée en septembre 2019 par des lycéennes de Quimper afin d’aider les femmes de tous les âges et de toutes les conditions confrontées à la précarité menstruelle. Grâce aux dons récoltés par l’association, plus de 4 000 protections hygiéniques et 1 200 tampons ont pu être commandés auprès de l’entreprise Marguerite et Cie à Plobannalec-Lesconil. Les étudiantes aspirent à distribuer gratuitement le plus largement possible des protections hygiéniques, ainsi qu’à récolter des dons destinés aux Restos du cœur et à la Croix Rouge de Quimper.

Maison de Bégon – Le festival aux arts citoyennes | Centre Val-de-Loire :

La Maison de Bégon à Blois est une association culturelle dont la mission est de tisser du lien en favorisant l’échange et le dialogue et en faisant la promotion de la diversité culturelle des habitantes et habitants. Dans cette optique, elle organise le Festival aux arts citoyennes autour du 8 mars, qui entend favoriser leur intégration des femmes des communautés. La finalité est de pouvoir repérer des femmes « leaders » dans les quartiers prioritaires de la ville pour travailler avec elles tout au long de l’année, sur des thématiques liées à l’égalité (éducation différenciée des jeunes filles, insertion professionnelle, etc.).

Association Art et Noces Troubles – Chantier d’insertion dans le domaine culturel | Corse :

L’association Art et Noces Troubles à Bastia a développé le seul atelier chantier d’insertion de France à œuvrer dans le secteur de la culture et des arts. Les salariées en insertion accompagnent et structurent, conjointement avec des artistes, des projets de création artistique. Elles sont ainsi les chevilles ouvrières de la production du spectacle vivant en Haute- Corse. Aujourd’hui, ce chantier d’insertion produit huit spectacles, parmi lesquels on retrouve des pièces de théâtre, de la musique classique et actuelle, ou encore, des marionnettes. Des groupes qui tournent à travers toute l’Europe font appel à leur service. Les salariées, composées exclusivement de femmes éloignées de l’emploi, en situation de handicap ou de grande précarité, travaillent avec plus de 70 artistes corses.

CIDFF de la Marne – Ambassade de l’Égalité | Grand-Est :

Le Centre d’information aux droits des femmes et aux familles est un centre de ressources et d’accompagnement aux politiques d’égalité entre les femmes et les hommes présent sur l’ensemble du territoire. L’initiative proposée par cette structure est la mise en place d’une Ambassade de l’Égalité, ayant comme but de sensibiliser les jeunes dès la 6ème, leurs familles et les enseignants à la culture de l’égalité et à la prévention des violences sexistes et sexuelles. De fait, des actions de formation à destination des collégiennes et collégiens sur le thème de l’égalité filles-garçons, afin qu’ils puissent par a suite sensibiliser à leur tour la communauté éducative. Des livrables sont également prévus afin que les informations sur cette formation soient les plus largement diffusées à l’ensemble des établissements scolaires du département.

Les Premières de Guadeloupe – Entrepreneuriat féminin | Guadeloupe :

Les Premières de Guadeloupe est un incubateur destiné aux entrepreneures innovantes, avec pour objectif de favoriser la mixité dans le secteur entrepreneurial. L’équipe des Premières de Guadeloupe souhaite permettre aux femmes d’avoir des outils nécessaires à leur disposition afin de créer leur entreprise. Cet incubateur propose également un accompagnement pérenne en termes de formations et de réseaux partenariaux. Au-delà du suivi sur les différents projets d’entreprises des femmes de la structure, il s’agit de leur redonner confiance en soi, afin qu’elles investissent le secteur de l’entrepreneuriat, et prouvent que les femmes cheffes d’entreprise ont tout autant un rôle à jouer dans l’économie et la société que leurs homologues masculins.

CIDFF – Accès aux droits en milieu rural | Guyane :

L’association guyanaise d’aide aux victimes, aux femmes et aux familles (AFAVFF), également Centre d’information aux droits des femmes et aux familles (CIDFF) du département, a pour mission de réduire les inégalités de prise en charge des victimes et d’accès aux droits des femmes en Guyane. En 2020, cette structure a souhaité développer un projet d’aide aux victimes et d’accès aux droits à destination des personnes résidant dans les zones rurales. L’objectif de ce projet consiste à proposer une information et un accompagnement juridique accessibles, confidentiels et gratuits, tout en prenant en compte les spécificités géographiques, culturelles et linguistiques de la Guyane. Ainsi, plus de 500 personnes ont eu accès à ce service au cours de ces dix-huit derniers mois.

Comité Départemental Olympique et Sportif – « 62elles part en vacances » | Hauts-de- France :

Le Comité Départemental Olympique et Sportif du Pas-de-Calais organise, pour l’édition 2021

« 62elles part en vacances », un accompagnement des familles en situation de monoparentalité, particulièrement impactées par le confinement. En amont des séjours, les partenaires accompagnateurs sont invités à constituer des groupes de paroles et d’échange uniquement destinés aux familles monoparentales. Ensuite, le Comité propose aux familles monoparentales avec des enfants de 5 à 18 ans, des séjours de quatre journées de juillet à août, ainsi que sur les vacances d’automne, mêlant temps de loisirs, découvertes d’activités physiques et culturelles, ateliers familiaux et ateliers séparés. Dans la continuité des séjours, un volet « insertion professionnelle » est actuellement en cours de construction.

Association Joséphine – Salon de beauté solidaire | Île-de-France :

L’association Joséphine vise à redonner confiance en soi à des personnes fragilisées, principalement des femmes, tout en les soutenant dans la réalisation de leurs projets professionnels. Plus précisément, ce projet de salon solidaire a pour vocation de prodiguer des soins de beauté, d’esthétique et de bien-être à des personnes qui n’auraient autrement pas eu accès à ces services. Ce lieu solidaire permet à ce public fragilisé de renouer des liens sociaux, tout en leur redonnant l’énergie nécessaire pour accomplir les projets qu’ils souhaiteraient entreprendre. Cette initiative offre un autre regard sur la précarité, en montrant que les soins de beauté et de bien-être répondent à des besoins essentiels, permettant de se sentir à égalité avec les autres et de trouver sa place au sein de la société.

Lire ici l'article consacré à Allaouya Ahamada et son association Les Artisanes

Association Culture et Diffusion et des Idées (ACME) – Symposium OCYTOCINE | Martinique :

L’association Culture et Diffusion des idées (ACME) propose de croiser les approches scientifiques et artistiques sur le thème de la santé sexuelle des femmes. Ce projet a pour but de sensibiliser le grand public, notamment les jeunes, aux questions d’égalité, de santé et de sexualité. Intitulée « OCYTOCINE », cette initiative se décline à travers une exposition artistique collective regroupant des artistes venant de toute la Martinique, un cycle de conférences interdisciplinaires sur les questions de la sexualité, de l’inégalité d’accès aux soins des femmes en Martinique et de la maternité, et enfin la projection du court métrage « 16 soupapes » réalisé par Nadia Charlery dénonçant le sexisme.

Club d’Athlétisme de Mamoudzou – Épanouissement des femmes dans le sport | Mayotte :

Le Club d’athlétisme de Mamoudzou regroupe environ une trentaine de femmes issues du chef-lieu de Mayotte, venant pour la plupart de ses quartiers prioritaires. L’association, dans le but de rendre le sport plus accessible aux femmes, s’est engagée dans un projet visant à permettre aux femmes de Mamoudzou de pratiquer la randonnée. Pour cela, la structure a mis à disposition tous les dimanches un bus venant récupérer les femmes dans les différents villages afin de les emmener au point de départ des randonnées et de les raccompagner chez elles en fin de journée. Le matériel nécessaire à ce sport est également fourni par la structure: baskets, t-shirts, bâtons de marche, etc.

Sang rancune 76 – Collecte de protections hygiéniques | Normandie :

SangRancune76 est une jeune association, créée le 8 mars 2019, qui s’engage contre la précarité menstruelle à l’échelle de l'agglomération rouennaise. Dans ce but, l’association collecte des protections périodiques (serviettes, protège-slips et tampons principalement mais aussi protections lavables type coupes menstruelles, serviettes lavables et culottes de règles) et redistribue les collectes à l’échelle locale à des structures sociales bénéficiaires. L’association se fixe également comme objectif de sensibiliser les différents publics au sujet du tabou des règles, tout en luttant contre la précarité menstruelle.

Association Frédéric Sévène – Appropriation de l’espace public par les jeunes femmes | Nouvelle-Aquitaine :

L’association Frédéric Sévène est spécialisée dans l’accueil et l’accompagnement d'enfants et d'adolescents sans solution d’hébergement. Elle organise notamment, depuis six ans, un rallye visant à améliorer l’appropriation de l’espace public par les jeunes filles sur la commune de Talence, plus particulièrement au sein des quartiers prioritaires de la ville. L’objectif est de mener un diagnostic territorial genré sur les espaces publics de la ville afin d’identifier et de comprendre les fréquences d’occupation, les pratiques des filles et des garçons, et les représentations des différents espaces publics de la commune (stratégies de déplacement, d’usage, d’évitement, d’appropriation et d’exclusion, etc.). À termes, la volonté est d’identifier les carences et d’y remédier, afin de disposer in fine d’une occupation plus égalitaire et une circulation plus libre des personnes au sein des quartiers.

Nakawé doc – Création d’un site internet mettant à l’honneur les femmes oubliées | Occitanie :

L’association Nakawé Doc répertorie les « oubliées de l’Histoire ». Elle propose de constituer une collection biographiques et filmiques de femmes françaises et francophones oubliées de l'Histoire. En rassemblant tous les éléments permettant d’élaborer ladite collection, l’objectif est de lutter contre l'invisibilisation des femmes, en mettant en lumière leurs noms et leurs œuvres jusqu'ici ignorées. Cette initiative entend leur rendre hommage et leur redonner la place qu'elles méritent en tant que contributrices de notre Histoire et ce, dans tous les domaines.

CIVAM 44 – Formation d’agricultrices | Pays-de-la-Loire :

Les Centres d’Initiatives pour Valoriser l’Agriculture et le Milieu Rural (CIVAM) sont des groupes d’agriculteurs et de ruraux qui travaillent de manière collective à la transition agro- écologique. Ils organisent plusieurs jours de formation à destination d'agricultrices, futures agricultrices et salariées agricoles pour monter en compétences afin de gagner en autonomie globale dans leurs projets professionnels. Parmi les modules abordés au sein de la formation figurent notamment les thèmes de l’autonomie technologique paysanne, la mise en place d’une conduite d’élevage innovante, ou encore la conception d’outils ergonomique s’adaptant à la physionomie des femmes.

SCOP Alter Égaux – #14septembre | Provence-Alpes-Côte d’Azur :

SCOP Alter Égaux est une agence de conseil et de formation qui a vocation à accompagner les organisations dans la mise en place de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes. Les objectifs du dispositif #14septembre initié par cette structure est d’assurer un climat scolaire serein et non sexiste pour favoriser une éducation juste et optimale. Cela passe notamment par des actions visant à améliorer la communication entre l’équipe pédagogique et les élèves, permettre aux élèves de comprendre les enjeux et conséquences des stéréotypes de genre et de l’hypersexualisation, ou encore à s’emparer des valeurs de la république au prisme du genre. Le nom de ce dispositif tire son origine de l’hashtag #14septembre, un mouvement initié sur les réseaux sociaux appelant les adolescentes à venir habiller comme elles le souhaitaient au collèges et lycées, afin de lutter contre le sexisme.

Collectif pour l’élimination des violences intrafamiliales (CEVIF) – Partenariat avec AGS Déménagement Réunion | La Réunion :

L’association Collectif pour l’élimination des violences intrafamiliales accompagne des femmes victimes de violences, le plus souvent avec très peu ou sans ressources. En partenariat avec l’entreprise AGS Déménagement Réunion, elle offre à titre gracieux un déménagement aux femmes victimes ou menacées de violences conjugales, afin de les éloigner du conjoint violent, et de poursuivre leur vie dans les meilleures conditions. Cette action conjointe s’illustre par la réalisation, en moyenne, d’un déménagement tous les deux mois sur l’ensemble de l’île. Les forces de l’ordre sont également mobilisées durant le déménagement. Depuis janvier 2020, la gendarmerie est habilitée à accompagner les victimes de violences conjugales à leur domicile pour récupérer leurs effets personnels.


En savoir plus

Site du ministère chargé de l'Égalité entre les femmes et les hommes, de la diversité et de l'égalité des chances